Emprunt bancaire, le moyen de financement privilégié2016-12-22T12:18:12+00:00

Emprunt bancaire, le moyen de financement privilégié

Obtenir un prêt auprès de son banquier est parfois compliqué et demande beaucoup de travail, cependant des arguments peuvent vous aider à le convaincre.

Par nature réticentes, les banques n’aiment pas prendre des risques. De plus, la loi de 2010 « Bâle III », dont est issue la réforme bancaire, à laquelle elles sont soumises, n’a fait qu’amplifier ce comportement. C’est pourquoi un créateur sur quatre ne fait pas du tout appel aux banques pour monter son entreprise. Il peut pourtant être dommageable de renoncer à les interroger. Tout d’abord parce qu’elles sont en mesure de vous dire si votre projet est viable, ensuite parce que l’on a toujours besoin de son banquier : pour augmenter son découvert autorisé, combler un trou de trésorerie ou demander un emprunt. Autant négocier dès le départ ce prêt si nécessaire !

Comment faire un plan de financement

Votre plan de développement est bien évidemment le document indispensable,  il sera analysé par votre banquier. Cependant, il est inutile de présenter le document dans sa totalité. Montrez-lui seulement votre « executive summary ». Ce résumé de deux pages synthétise votre projet de façon claire et précise. Vous devez absolument y joindre les comptes prévisionnels. Votre banquier étudiera toutes vos prévisions de développement et portera toute son attention sur le plan de financement. Le banquier veut avant tout savoir à quoi serviront les investissements et s’assurer de financer du concret. Les banques accordent plus facilement un prêt pour l’achat d’immobilisations corporelles ou d’un fonds de commerce que pour le financement d’un besoin en fonds de roulement.

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Préparer son entretien bancaire

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La crise a eu pour conséquence la modification des comportements des banques. Elles sont de plus en plus attachées à la cohérence homme-projet, car le business plan devient de plus en plus incertain. Les banquiers deviennent moins pointilleux sur les chiffres, mais ils veulent savoir à qui ils ont affaire. Cette tendance se retrouve dans toutes les banques. Les conseillers étudient d’abord l’homme avant ses tableaux prévisionnels. Ils vous interrogent sur vos compétences, votre capacité à réagir dans des moments critiques, et surtout sur votre envie de réussir. Certaines questions sont fortement déstabilisantes mais le but est de savoir si votre projet est viable. Pour éviter d’être troublé, préparez rigoureusement votre entretien en listant les points faibles et les points forts de votre future entreprise. Essayez d’anticiper les objections et de vous préparer à les contrer. Enfin, restez fidèle à vous-même, le banquier n’est pas là pour vous enfoncer ni pour vous favoriser. C’est avant tout votre allié professionnel, qui a également besoin de trouver de nouveaux clients.

Obtenir des garanties bancaires

Il est vrai que les modalités d’accord de prêt diffèrent d’un établissement bancaire à l’autre, mais certains usages restent identiques. De ce fait, le montant du prêt demandé doit correspondre à vos fonds propres. Les banques gardent toujours à l’esprit le ratio de solvabilité (rapport entre endettement net et fonds propres). Aujourd’hui, le rapport doit généralement être de 30 à 40%. Mais cela dépend de l’activité exercée. En effet, ce rapport peut atteindre 50% pour une entreprise de services et 20% pour un restaurant (la banque pourra récupérer les fonds sur le matériel), activité jugée moins risquée. Suite à la crise, les banquiers qui étaient déjà très prudents, sont devenus plus que méfiants. En effet, ils ne prendront pas de risques pour suivre un dossier incertain et en plus ils demanderont, dans la plupart des cas, une garantie, en fonction de la somme empruntée. Le cautionnement s’applique pour les associés de sociétés, le nantissement pour des biens immatériels (fonds de commerce par exemple), le gage pour des biens matériels et l’hypothèque pour des biens immobiliers. Bien souvent, le créateur doit apporter une caution personnelle. C’est pour cela que les organismes comme Bpi France, France Active Garantie, Siagi ou FGIF (Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes) existent. Ils peuvent garantir jusqu’à 70% du montant emprunté, pour un coût de l’ordre de 1 à 2% du montant garanti. Choisir une banque qui travaille déjà avec ces organismes simplifie nettement les démarches à effectuer. Par exemple, le groupe BPCE (Banque Populaire- Caisse d’Épargne), accompagne chaque année 30 000 créations d’entreprises et travaille avec la société de cautionnement mutuel Socama, qui garantit 100% du montant des prêts octroyés.

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Comment négocier son emprunt

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Les taux d’intérêt sur le montant des sommes empruntées varient en général de de 2,5 à 4,5%. Cela dépend des montants, de l’expérience du porteur de projet, de l’activité de l’entreprise et de la nature des investissements financés. Une fois le taux négocié, il vous faudra vous pencher sur le coût de l’emprunt. Celui-ci sera en fonction de la durée du prêt (en général égale à celle de l’amortissement des biens financés), du coût de la garantie et de l’assurance. En ce qui concerne l’assurance, la banque prévoit une assurance de groupe. Son prix est à peu près le même pour toutes les personnes de la même banque, mais certains critères entrent tout de même en ligne de compte :

  • Être en bonne santé,
  • Avoir moins de 45 ans.

Toutefois, si vous ne voulez pas adhérer à l’assurance proposée par votre banque pour des questions de coût, il est possible de souscrire une garantie dans une compagnie d’assurance.

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