Les aides à la création d’entreprise2016-12-22T12:18:12+00:00

Les aides à la création d’entreprise

Subventions, primes, prêts bonifiés, exonérations… Analysez tous les dispositifs disponibles près de chez vous, pour vous aider à créer votre entreprise ! En France, le créateur est favorisé par rapport à ses homologues anglais, suédois ou américains au niveau des aides et des subventions. En effet, il en existe plusieurs milliers, réparties sur toute la France et pour tous les types de projets. M. Schrimm, jeune repreneur d’une société d’usinage de pièces de métal, en a bénéficié en 2009. En effet, il avait besoin de liquidités et d’un apport personnel conséquent pour financer son projet. Il s’est donc documenté sur les aides auxquelles il avait droit et a monté les dossiers nécessaires. Il a ainsi récolté 50 000 euros. Aujourd’hui, les créateurs combinent plusieurs montages pour financer leurs projets : PCE (Prêt à la Création d’Entreprise), garantie bancaire et subventions. Les réseaux d’accompagnement ne sont pas étrangers à cette démarche. En effet, lorsque les créateurs viennent les voir, ils épluchent les aides possibles et mettent en place des schémas de financement correspondant à leur projet. De plus, ces réseaux sont de bons conseillers et donnent des points de repère aux créateurs, qui peuvent être un peu perdus. Mais, attention, il faut procéder par étapes et respecter des règles bien précises pour atteindre votre objectif.

Pôle emploi finance ma création d’entreprise

Les aides à la création d’entreprise sont nombreuses et surtout très variées. Si vous êtes en situation de recherche d’emploi, vous serez parmi les mieux lotis. En effet, les demandeurs d’emploi qui veulent devenir entrepreneur obtiennent facilement l’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprises). Il s’agit d’une exonération partielle de charges sociales pendant un an. Les entrepreneurs et autoentrepreneurs qui ont opté pour le régime microfiscal peuvent en bénéficier pendant trois ans. Il suffit d’en faire la demande lors du dépôt du dossier de création au CFE. Les personnes à la recherche d’un emploi peuvent également demander une aide financière auprès de Pôle emploi sous deux formes :

  • Soit en percevant l’allocation chômage, appelée l’ARE, pendant quinze mois,
  • Soit en bénéficiant d’une aide financière sous forme d’un capital appelée ARCE, égale à 45% du reliquat de leur droit à l’assurance chômage. Cette aide financière est alors versée en deux fois : une fois à la création de l’entreprise et le solde au bout de six mois.

Mais attention, la perception des allocations chômage et le versement du capital ne sont pas cumulables, il faut faire un choix ! Les entrepreneurs qui sont sûrs d’un démarrage rapide ont plutôt intérêt à opter pour le capital. Par contre, pour ceux dont l’activité (services, tourisme…) mettra plus de temps à décoller ou est incertaine, le maintien des allocations mensuelles est préférable. Il est rassurant de toucher une allocation mensuellement en attendant que votre société vous permette de vous dégager un salaire. La seconde raison est que cela évite de perdre 45% du montant total de son allocation chômage. L’allocation NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) peut également être attribuée aux demandeurs d’emplois. Il s’agit d’un mode d’accompagnement comprenant un prêt à taux zéro pour un montant pouvant aller de 1 000 à 10 000 euros. Certains arrivent même à obtenir une garantie bancaire. Les créateurs handicapés peuvent également obtenir une aide de la part de l’AGEFIPH. Mais il faut respecter une condition : créer et déposer un dossier accompagné de son business plan avant le dépôt de ses statuts au CFE, sinon pas d’aides !

aide à la création d

Intégrez des réseaux d’aide à la création

réseaux d’aide à la création d’entreprise

Le parrainage par les réseaux d’entrepreneurs est un bon mode d’accompagnement pour trouver l’aide idéale. Les pouvoirs publics sont les premiers distributeurs d’aides financières et font tout leur possible pour ne laisser aucun entrepreneur sur la touche. C’est pourquoi les aides abondent de toutes parts, au point quelquefois de plonger les entrepreneurs dans la confusion ! Les réseaux d’entrepreneurs sont là pour vous accompagner dans la création de votre entreprise. En effet, ils sont déjà bien implantés localement et connaissent l’ensemble des dispositifs. Ils conseillent les jeunes créateurs pour choisir les aides les mieux adaptées à leur projet. Bien plus que les aides classiques comme le NACRE, le PCE ou le prêt d’honneur, ils sauront trouver une subvention régionale beaucoup moins connue mais qui s’avèrera très précieuse pour monter son projet. Le fondateur de C..TexDev (solution de communication visuelle sur tablette pour les personnes ayant des troubles du langage), a réussi à récolter plus de 80 000 euros grâce à son partenaire Normandie Incubation. Les conseillers, qui en connaissaient bien les pratiques, l’avaient orienté vers des intervenants régionaux.

Préparer un dossier de présentation du projet

Il est important de constituer un dossier soigné et bien présenté pour déposer vos candidatures. Un jeune créateur adroit peut aisément cumuler une dizaine d’aides. Mais attention, elles ne se décrochent pas en claquant des doigts,il faut y passer du temps ! En effet, il faudra compléter et déposer plusieurs dossiers de demandes d’aides, prévoir des rendez-vous avec les organismes et donc, se rendre disponible. Toutes ces actions prennent beaucoup de temps et ne doivent pas éloigner le créateur de son objectif principal : son projet. De prime abord, il faut sélectionner les dossiers d’aides les plus faciles à obtenir comme le PCE et réserver les autres pour plus tard. Il est tout à fait possible d’obtenir une subvention dans un concours régional ou de solliciter un prêt d’honneur après un an de création. Toutes les demandes d’aides financières doivent se faire méticuleusement. Quelle que soit l’aide souhaitée, il est primordial de renseigner toutes les rubriques et de rendre un dossier complet et soigné. En général, il n’y a rien d’insurmontable, d’autant plus que les organismes de financement réclament toujours la même chose, à savoir :

  • La présentation du projet,
  • Les états financiers,
  • Les tableaux prévisionnels,
  • Les perspectives de développement.

Dans la plupart des cas, pour l’obtention du PCE et des garanties, ce sont les banques qui se chargent de remplir et d’envoyer les formulaires de demande aux organismes prêteurs. En revanche, pour toutes les autres aides comme les concours, les prêts d’honneur… c’est au créateur de faire toutes les démarches.

business plan

Préparez vos arguments pour défendre votre projet

défendre projet

Apprêtez-vous à défendre votre dossier devant des experts ! La plupart des subventions sont demandées par écrit. Mais il arrive que les dossiers nécessitent une soutenance orale. C’est le cas pour les concours, prêts d’honneur et l’aide aux projets innovants accordée par BPI France. Pour des prêts supérieurs à 100 000 €, les organismes fixent des rendez-vous avec les créateurs pour qu’ils viennent expliquer leur projet et exposer leurs motivations au jury. Cet entretien permet de tester les motivations du candidat et surtout de vérifier que les fonds seront correctement utilisés. Mieux vaut donc bien préparer son argumentaire pour passer à la moulinette des questions du jury, composé de spécialistes. Le créateur est interrogé sur son projet mais le jury cherche avant tout à vérifier que le projet est viable et rentable. Il faut donc être incollable et connaître ses tableaux financiers, ratios, prévisionnels et seuils de rentabilité sur le bout des doigts. Une seule hésitation peut faire pencher la balance du jury du mauvais côté !

Soyez prêt pour la présentation orale de votre projet

Avant de soutenir votre projet, entraînez-vous à l’oral chez vous ! M. Chelma, cofondateur de Citycake en 2012 (livraison de gâteaux et chocolats des plus grands pâtissiers parisiens), nous raconte comment il a soigné ses présentations. Il a créé deux argumentaires : un court de cinq minutes avec trois à quatre arguments principaux, et un plus long de dix minutes avec des slides commentés en chiffres. Il s’est entraîné deux semaines à l’avance devant un jury fictif pour se préparer. Résultat, le discours est parfaitement rodé, sans phrases vides ni hésitations. Si vous êtes deux associés, relayez-vous dans la prise de parole et attribuez-vous chacun un rôle, en fonction de vos points forts respectifs. Si l’un est à l’aise avec les chiffres, il pourra faire la présentation du volet financier et si l’autre a plus la fibre commerciale, il pourra parler du marketing, par exemple.

présentation oral

Délais d’obtention d’un prêt aidé

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Il est vrai que l’attente est parfois longue, mais il faut rester patient ! M. Schrimm, le repreneur de MoulAlp, se souvient qu’il a attendu plusieurs semaines avant de voir arriver sur son compte l’ARCE, dont il bénéficiait en tant que demandeur d’emploi. Cette indemnité lui a été très précieuse pour démarrer son activité. Un autre entrepreneur explique également qu’il a patienté neuf mois avant de toucher le prêt d’honneur auquel il avait droit (25 000 €). Son activité concernant les enfants, l’organisme attendait qu’il ait tous les agréments avant de verser la somme sur son compte bancaire. Cela fait partie des inconvénients des aides à la création d’entreprise : il peut parfois y avoir un laps de temps important avant de recevoir l’argent. Il ne faut donc pas les faire entrer dans vos prévisions financières. Et souvenez-vous que les aides à la création d’entreprise ne sont qu’une bouffée d’air temporaire. Lorsque vous atteindrez le régime de croisière, vous ne pourrez compter que sur vous-même et sur l’aptitude de votre entreprise à dégager des liquidités !

La création d’entreprise avec ComptaCom.